La revue des nouveaux usages
et du pouvoir des lieux.

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Mob Hôtel

« La République » rêvée de MOB Hôtel Paris

À quelques encablures du Périph’ parisien et des Puces, rue Gambetta à Saint-Ouen, un bâtiment de briques rouges intrigue. Une fois l’immense porte orange au médaillon tibétain poussée, bienvenue dans un lieu magistral, le Mob Hôtel ! Imaginé par Cyril Aouizerate, défricheur connu pour avoir co-imaginé les Mama Shelter, l’établissement prend sa greffe autour d’une vaste cour pavée et désorganisée – faisant figure de kermesse élégante – et décline plusieurs concepts picorés aux univers du retail, du bureau et de la maison. « Le Mob Hôtel Paris, c’est habiter le monde, vante le propriétaire. Cette adresse s’inspire de l’effervescence des quartiers de Brooklyn et du Bronx à New York. » 

En rupture avec les codes traditionnels de l’hôtellerie, Mob propose au client arrivé en avance sur son check in de trouver refuge à l’Air Mob. Un espace inspiré des salons d’affaires d’aéroport où sont proposés des fauteuils de relaxation et une douche. « Le désir n’est pas de créer une chaîne d’hôtels mais un mouvement coopératif et vertueux. » Plus loin, face au bar, la bibliothèque fait la part belle aux auteurs de la littérature française via une collection de 2 000 livres de poche traduits dans plusieurs langues. Le Mob c’est aussi avoir la possibilité de se sustenter avec une carte composée par le chef Brice Morvent, de privatiser un rooftop et d’assister à des happenings culturels, ou encore de créer sa start-up incubée dans la « Kolkhosita ».

« Ici, on célèbre l’hospitalité, la convivialité, la spiritualité, la philosophie, les savoirs, le pluralisme et les cultures, résume l’iconoclaste businessman. Toutefois, cette décoration du bonheur ne devait pas se substituer au bonheur lui-même. » En déambulant au cœur du restaurant, pensé comme une pièce de vie, l’œil du visiteur est interpellé… Charles de Gaulle et Karl Marx sur la même photographie. « La République rêvée » défend l’initiateur du MOB Hôtel.