La revue des nouveaux usages
et du pouvoir des lieux.

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My name is Bernard, le premier coliving lillois

En mars 2019 ouvrait My name is Bernard, le premier coliving à Lille. Une illustration haute en couleur de cette tendance de fond.

 

Après le coworking, le coliving emboîte le pas et débarque en France. Cette tendance de fond, née aux États-Unis, prend de l’ampleur, y compris dans l’hexagone.

À mi-chemin entre la collocation et l’hôtellerie, ce nouveau mode d’hébergement offre la possibilité de jouir d’un espace privé au sein d’un espace partagé beaucoup plus grand, à l’offre de services généralement assez fournie.

À l’origine du projet My name is Bernard, Alexandra Tchidemian et Lucie Moreau. Convaincues que la vie en communauté répond non seulement à un besoin mais également à une envie, elles murissent leur projet au sein de l’incubateur d’EuraTechnologies et se mettent en quête d’un lieu emblématique pour ce premier coliving.

Leur choix se porte sur un hôtel particulier de 360 m², situé en plein cœur de la ville, qu’elles rebaptisent Le Consulat, clin d’œil au passé diplomatique du lieu.

En bon état, le site ne répond toutefois pas aux besoins du projet qui prévoit un vaste espace de vie, un extérieur, une douzaine de chambres et autant de sanitaires.

Pendant sept mois, c’est accompagnées du cabinet d’architecte BC Agency et des décoratrices d’intérieur Maeva Sévère et Maïté Cheuva, qu’elles repensent totalement l’espace. À lieu de vie hybride, design anticonformiste. L’espace de vie de 90 m² revêt une décoration hétéroclite à l’atmosphère énergisante quand les chambres offrent une ambiance plus douce.

Depuis mars, My name is Bernard propose donc 12 chambres meublées, de 15 m² en moyenne et un forfait sans engagement et tout inclus comprenant le loyer et les prestations essentielles. Une seule et même facture mensuelle est ainsi établie et couvre le loyer et les charges mais également le wifi, l’assurance et la taxe d’habitation, la maintenance et même Netflix.

En parallèle, les colivers peuvent bénéficier de services additionnels de conciergerie et même de quelques partenariats avec des prestataires de proximité. Location de linge, pressing, renseignements… le home manager aide, informe et oriente à la demande. Des facilités pour un quotidien plus simple, c’est ce qui différencie notamment le coliving de la collocation.

« Le Consulat n’est pas un maison dortoir »

Le coliving repose effectivement sur la vie en communauté, une vie d’espaces mais aussi de moments partagés.

Avec des locataires âgés entre 24 et 47 ans, souvent en transition de vie, My name is Bernard attire des profils variés ayant toutefois en commun la volonté de vivre ensemble. Au Consulat, une nouvelle arrivée, le dîner du mois et de façon générale, les repas sont autant d’occasion de se retrouver et d’échanger.

En parallèle, pour animer cette communauté et créer du lien, des événements mensuels sont organisés. Talks, concerts, vernissages sont autant d’occasion de faire connaître le lieu mais également de favoriser les rencontres.

Ce nouveau coliving lillois ne manque donc pas d’attrait. My name is Bernard affiche d’ailleurs déjà complet et prévoit l’ouverture d’un second établissement très prochainement.

Photo de couverture : My Name is Bernard

Photos texte : Anne-Laure Alazard