La revue des nouveaux usages
et du pouvoir des lieux.

Haut

L’Arbre blanc : in and out

Avec 193 balcons pour 112 appartements, le programme immobilier vedette de Montpellier joue sur des ouvertures multiples. Pour ses habitants, mais aussi pour les citoyens de la ville.

« Ramener la nature en ville » et « ouvrir au maximum les logements vers l’extérieur marqué par la lumière méditerranéenne. » C’est en ces termes que l’architecte japonais Sou Fujimoto, l’un des quatre concepteurs de la tour de logements baptisée « L’Arbre blanc » à Montpellier, a présenté l’esprit du programme immobilier phare de la capitale languedocienne, le 19 juin, lors de son inauguration. « Aucun appartement n’est identique, assure l’architecte Dimitri Roussel (Dream). Les balcons s’embranchent sur les chambres, les cuisines, les séjours…, créant pour chaque habitation une situation particulière. Cette diversité d’usage est très rare sur une tour d’habitations. »

Les ombrières protègent les balcons des intempéries et assurent une intimité aux habitants. Les jardinières, équipées d’une paroi en verre, prémunissent des vents. La forme de L’Arbre blanc a été par ailleurs conçue « pour casser les couloirs de vent », précise Dimitri Roussel. « La végétation va prendre vie sur les terrasses, cela va être intéressant à observer lors des prochaines années », ajoute Gilbert Ganivenq, président et fondateur du groupe Promeo (l’un des quatre promoteurs du projet).

Les balcons deviennent ainsi des pièces à vivre « 10 mois sur 12, vu les conditions climatiques à Montpellier ». Signe de cette fusion entre l’extérieur et l’intérieur, des parquets qui se prolongent sur les terrasses, et des fenêtres s’ouvrant en accordéon, pour assurer une fluidité totale de circulation.

Conciergerie et bar au dernier étage

Trois ascenseurs desservent les 17 étages : deux sont réservés aux habitants et un aux clients du bar, situé au 17e et dernier étage. Ce lieu est géré par le restaurant bistronomique « L’Arbre », qui déploie 60 couverts au pied de l’immeuble, aux 1er et 2e étages. « Accueillir du public dans une tour de logements, à 50 m de hauteur, avec un accès dédié aux clients extérieurs, est un concept unique en France, et probablement en Europe », observe Dimitri Roussel. Ouvert de 19 h à 2 h, le bar offre une vue panoramique unique sur Montpellier et ses environs (de l’arrière-pays à la mer). Les appartements des niveaux supérieurs sont préservés du bruit, le bar se situant en retrait, ceint par un mur périphérique en verre de 2 m de haut, « bloquant les bruits sans obstruer la vue », ajoute l’architecte. Autre innovation de service : une conciergerie (pressing, réception de colis, réservations…) pour les habitants, gérée par Service personnel.

Rooftop partagé pour les habitants

« L’Arbre », tenu par Éric Cellier, Charles et François Fontès, assure un room service aux habitants, souhaitant déguster un de leurs mets à domicile. La copropriété offre à ses habitants un espace commun au 17e étage, distinct du bar. Quelque 300 m2, dont 200 m2 de terrasse, peuvent être privatisés (fêtes, anniversaires d’enfants…) et sont dotés d’une tisanerie et d’une cuisine. « Ce lieu de rencontres entre nouveaux habitants de L’Arbre blanc démarre très fort », se félicite Gilbert Ganivenq. Également collectionneur et mécène d’art, il a ouvert une galerie d’art contemporain (La Serre) en pied d’immeuble. À noter qu’une partie des logements est utilisée en meublé, pour une clientèle de cadres, professions libérales, dirigeants ou chercheurs en transit.  HV

© Chirrip-F. Duchene
© Chirrip-F. Duchene