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et du pouvoir des lieux.

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Conclusions du baromètre #QVT 2019

Photo: © s4visuals/Adobe Stock
Dynamic Workplace, spécialiste de la transformation des espaces de travail, et Speak & Act, plateforme 4.0 d’évaluation de la marque employeur et de la marque école, se sont associés pour mener une étude sur la mesure de qualité de vie au travail (QVT) en 2019. Réalisée en octobre dernier auprès d’un échantillon de 1 533 salariés, cadres et décideurs en France, l’enquête prend le pouls du bien-être au travail et de l’expérience collaborateur en 2019.

 

La qualité de vie au travail en 2019 : de l’action à l’impact

Les entreprises l’ont bien compris : se soucier de l’expérience collaborateur et de la qualité de vie au travail de leurs salariés n’est plus une option. Le Baromètre #QVT 2019 révèle que 81 % des salariés interrogés considèrent que leur entreprise met en place des actions visant à améliorer la qualité de vie au travail. Cependant, ils sont 53 % à estimer que ces actions n’ont pas de réel impact sur leur bien-être. « Cette tendance révèle que managers et collaborateurs ne sont pas au diapason en matière de bien-être au travail. Certes, les entreprises sont bel et bien en ordre de marche lorsqu’il s’agit d’agir pour l’épanouissement individuel et collectif de leurs salariés. Se pose néanmoins la cruciale question de la pertinence des actions mises en place. En matière de qualité de vie au travail, il n’y a pas de place pour les solutions stéréotypées ni les schémas réplicables. Charge aux décideurs de trouver la bonne formule, en adéquation avec les besoins et les usages plébiscités par les collaborateur », ​commente Philippe Morel, fondateur et président de Dynamic Workplace.

 

Lumière sur trois leviers du bien-être au travail

L’enquête place sur le podium trois facteurs identifiés comme des leviers essentiels de la QVT : QVT et bureaux, QVT et management, QVT et services.

 

QVT et bureaux

Selon le baromètre #QVT 2019, ​un collaborateur sur deux estime que ses locaux ne sont pas faits pour lui permettre d’être le plus productif possible.​ Dans le détail, 62 % des sondés estiment ne pas disposer d’espaces dédiés au bien-être et 50 % confient qu’ils ne peuvent pas s’isoler sur leur lieu de travail.

Pour les entreprises ayant récemment repensé leurs espaces de travail, l’étude souligne des disparités importantes en matière d’implication des collaborateurs. En start-up, 65 % d’entre eux déclarent avoir été sollicités lors du réaménagement des locaux, alors que dans les grandes entreprises, seuls 29 % des salariés ont été impliqués.

 

QVT et management

L’enquête met en exergue une évolution sensible du management en 2019. ​70 % des salariés interrogés affirment ainsi que leur entreprise a adopté́ les nouveaux modes de travail​, dont les plus cités sont la démocratisation du télétravail et du flex-office. D’ailleurs, le Baromètre #QVT 2019 révèle que seuls 56 % des collaborateurs sont présents en moyenne cinq jours par semaine dans les locaux de leur entreprise.

Dynamic Workplace et Speak & Act se sont également intéressés à la manière dont les collaborateurs travaillent en équipe. L’étude répertorie les quatre modes de collaboration les plus cités par les sondés : l’usage d’outils de travail collaboratifs et le brainstorming sont les modes de collaboration en équipe les plus répandus.

 

QVT et services

Alors que 88 % des salariés interrogés estiment qu’avoir des services (​conciergerie, cours de sport, envoi et réception de colis…) mis à disposition dans l’entreprise est favorable à leur bien-être, 60 % d’entre eux déclarent ne pas les utiliser fréquemment. Ici encore, le baromètre souligne une différence importante dans la satisfaction observée autour des services. Si 74 % des salariés de start-up se disent satisfaits des services dont ils disposent, en grande entreprise un collaborateur sur deux en est insatisfait.

 

« Les conclusions de notre Baromètre #QVT 2019 illustrent le véritable enjeu de la réflexion sur la qualité de vie au travail qui ne peut se satisfaire de discours de principes si la démarche ne s’inscrit pas dans une dynamique de coconstruction dans laquelle chaque partie prenante, du management aux salariés, s’engage. Cette politique requiert effectivement plusieurs séquences, allant du diagnostic préalable aux recommandations, de la mise en œuvre au suivi de celle-ci, qui ne peuvent aboutir à une collaboration optimisée qu’en lui consacrant les moyens et le temps nécessaires. La QVT doit dès lors s’ancrer véritablement dans les stratégies d’organisation pour libérer tout son potentiel avec un capital humain préservé par une expérience de travail améliorée et structurée par une marque employeur boostée ! »,​ conclut Niels-Anthony Tatem, fondateur de Speak & Act.