La revue des nouveaux usages
et du pouvoir des lieux.

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Paris : une nouvelle Maison pour les avocats

Dressée face au tribunal de grande instance (TGI) de Paris, dans le 17e arrondissement, la Maison des avocats ouvrira ses portes en mars aux 30 000 avocats du Barreau de Paris. L’édifice développe 7 150 m2 de surface de plancher pour un coût global de 85 M€. Il abrite le siège des services de l’Ordre des avocats, le siège de la Carpa (la Caisse des règlements pécuniaires des avocats). Réalisé par l’agence Renzo Piano Building Workshop (RPBW) — auteur du TGI —, le bâtiment est construit sur une parcelle triangulaire en relation étroite avec le Palais de justice et le parvis, tout en gardant son indépendance. Les contraintes du site imposaient une construction légère. La solution retenue par les architectes : un exosquelette métallique (soit une ossature extérieure) qui renvoie les efforts sur cinq points porteurs. Celui-ci est capable de reprendre de grands porte-à-faux, l’un de 27 m à la pointe avant, l’autre de 10 m, sur une largeur de 30 m. La façade comporte une double peau entièrement vitrée. La transparence — un symbole de la justice voulu par les parties prenantes du projet — permet d’apporter la lumière naturelle au cœur du bâtiment, mais aussi de voir ce qui s’y passe.

L’immeuble a vocation à accueillir les avocats de passage dans des bureaux aux cloisons amovibles aménagés par RPBW avec du mobilier signé entre autres Vitra, Knoll et Cassina. Pour un confort optimal, les utilisateurs des bureaux pourront gérer individuellement l’éclairage électrique, la lumière naturelle et la température. Le bâtiment comprend également un auditorium, une agora, une bibliothèque, un commerce en rez-de-chaussée, etc.

« Véritable prouesse technique et architecturale, ce bâtiment va forger l’identité du territoire », explique Jérôme Durand, directeur général Promotion IDF chez Sogelym Dixence, le maître d’ouvrage. Une assertion qui confirme le geste architectural : créer, grâce à la transparence, un effet lanterne la nuit, afin que le bâtiment participe à la vie nocturne du quartier. « Cette “maison” devait se conformer à l’évolution du métier. Grâce à sa modernité et à sa transparence, elle l’inscrit dans le XXIe siècle, le tourne vers l’avenir », conclut Alexandre Moustardier, gérant de la SCI MOdA (ndlr : la Maison de l’Ordre des avocats), qui a acquis le bâtiment en Vefa.

 

Photos : © L. Zylberman / Graphix-Images