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« Kardham bénéficie de l’expertise de ses différentes lignes de métier pour faire de l’architecture autrement »

Kardham propose une offre de services intégrée pour la gestion globale des projets immobiliers, de la définition en amont à la mise en exploitation, en passant par le volet digital et l’aménagement intérieur. L’architecture fait partie intégrante de cette offre. Une architecture ancrée au réel, grâce à la fine connaissance du groupe des problématiques liées à l’immobilier comme aux besoins des utilisateurs. Interview de Chantal Aïra Crouan, architecte associée, responsable du pôle architecture Paris Île-de-France, et de David Habrias, directeur général du groupe Kardham.

Aux côtés des activités de conseils en immobilier et en digital et d’architecture intérieure, que représente la ligne métier « architecture » au sein de votre groupe ?

Chantal Aïra Crouan : Le pôle architecture de Kardham est né il y a quatre ans, avec le rachat d’une agence toulousaine baptisée Cardete Huet. Depuis, nous avons travaillé au développement de ce pôle à travers toute la France, jusqu’à nous imposer comme la 10e agence de France en termes de chiffres d’affaires.

David Habrias : Nous avons livré l’année dernière de magnifiques projets, tant de bureaux que de commerces ou encore de bâtiment publics… À notre actif en 2019 : le NH Hôtels de Blagnac (31), Grand Prix du Simi, conçu en collaboration avec Patriarche, l’ensemble de bureau Airbus M06, qui se développe sur 14 000 m² à Saint-Martin-du-Touch (31), ou encore le centre hospitalier Henri-Mondor à Aurillac (15), réalisé en partenariat avec Métafore, un centre commercial de 7 000 m2 à Portet-sur-Garonne (31) que nous avons rénové… De nombreuses livraisons restent à venir, comme celle de la tour Occitanie, à Toulouse. Nous n’avons pas de spécialité. Notre terrain de jeu, c’est la ville.

En quoi votre façon de travailler, et donc vos bâtiments, est-elle différente des autres ?

DH : Kardham mise sur ce qui fait son identité : sa diversité ! Au sein d’un groupe comme le nôtre, nous pouvons bénéficier de l’expertise des différentes lignes de métier pour faire de l’architecture autrement. Ainsi, nos conseils en stratégie immobilière, nos aménageurs d’intérieur, notre département ingénierie, digital et R&D (qui intègre des sociologues, des ergonomes, etc.) …, tous nous aident à confronter nos projets au réel. Et bien sûr, nous collaborons aussi avec les parties prenantes telles que les promoteurs, les institutions, les utilisateurs, etc.

CAC : Nous misons sur l’intelligence collective ! Confronter nos points de vue, c’est à la fois extrêmement déstabilisant pour les architectes que nous sommes et porteur de tellement de richesse ! Cela nous permet d’imaginer des bâtiments qui répondent aux attentes du marché comme aux enjeux du XXIe siècle.

Vous collaborez avec des sociologues, des ergonomes ou encore des professionnels du digital du groupe sur chacun de vos projets… Quelle marque de leur influence observez-vous dans votre travail ?

CAC : Lorsque l’on bénéficie de telles compétences, on peut identifier des tendances de fond. Toutes nos études soulignent par exemple l’importance de mettre à disposition des utilisateurs des terrasses accessibles, lieu de porosité entre le bâtiment et la ville, espace de création de lien social et de partage, quitte à se montrer plus humble sur d’autres pans du projet… Regardons par exemple la surenchère en cours concernant les façades ! Se montrer écologique, ce n’est pas seulement garantir la performance énergétique du bâtiment à venir. C’est aussi se montrer moins gourmand en matière. Ce que notre département d’ingénierie nous permet de faire en modélisant dans le détail le bâtiment, pour traiter avec une juste mesure chaque module, chaque étage, chaque façade. Des économies certaines, tant en termes financiers que de matière, qui nous permettent d’investir sur des points plus stratégiques.

DH : L’idée n’est pas de laisser les études guider notre plume, mais que les architectes s’imposent comme les chefs d’orchestre de toute une chaîne de valeurs et de compétences, pour développer ensemble une vision globale à la portée plus longue. La R&D par exemple est une notion indispensable pour se projeter, dans un monde où tout change très vite et face aux défis à venir (économique, écologique, démographique, etc.) Rêver grand, et faire les choses bien, en gardant toujours les pieds ancrés dans le réel. Voilà notre ligne directrice !


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