La revue des nouveaux usages
et du pouvoir des lieux.

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À l’Essec, une enquête pour les jeunes et leurs bureaux

La quatrième édition de l’enquête « Mon bureau de demain » réalisée par la chaire de recherches Workplace de l’Essec Business School a porté cette année sur l’espace de travail idéal post-confinement souhaité par les étudiants, nos futurs managers et collaborateurs.  Quelques chiffres à la clé.  

Comme chaque année, cette enquête réalisée auprès des étudiants de l’Essec a été l’occasion de les interroger sur leur vision de l’espace de travail idéal à la sortie de leur école. Près de ¾ ayant déjà une expérience professionnelle dans un bureau. 430 étudiants ont été interrogés, 22 % seulement sont originaires de Paris. Selon l’enquête, l‘espace de travail reste toujours aussi décisif et déterminant dans le choix du futur employeur pour 43 % d’entre eux  en nette évolution depuis 2016 (+7 %) Malgré le développement sans précédent des modes de travail virtuel, des tiers lieux et du télétravail, huit étudiants sur dix souhaitent retourner travailler au bureau classique. 

Retourner dans des locaux est essentiel pour la très grande majorité des étudiants. Notamment pour y travailler de manière régulière : 59 % de leur temps de travail. Le télétravail représentant idéalement les 30 % restants, et les tiers lieux, à la marge avec 11 % du reste du temps de travail. 87 % des répondants souhaitent trouver un bureau avec poste de travail attribué individuel fermé de préférence, soit 38 %, ou en petits espaces fermés partagés, soit 27 %. Contrairement aux idées reçues, l’open space n’est pas rejeté dans la mesure où le poste de travail y est attribué à 22 %. Très peu en flex office, 8 %, et encore moins dans des espaces de coworking à 4 %.  

La fonction essentielle du bureau se réinvente. Pour les jeunes, il devient le moyen de maintenir avant tout le lien social entre les employés, d’être l’endroit où les gens vont pour tisser des liens avec les collègues et de travailler sereinement. Près de cinq étudiants sur dix veulent s’y rendre pour rencontrer, échanger et créer. Trois sur dix pour y travailler sereinement. Près de sept étudiants sur dix pourraient refuser un travail en ville par manque de calme, et près de cinq étudiants sur dix en raison de la mauvaise qualité de l’air : la localisation idéale du bureau post-confinement est en train d’évoluer. 

Paris perd en popularité en passant de 55 à 49 % entre 2018 et 2020 et notamment au profit des métropoles régionales. Ceux qui sont originaires de Paris sont 78 % à choisir Paris intramuros comme localisation préférée de leur futur emploi ; ceux qui sont originaires des métropoles régionales et villes moyennes ne retiennent qu’à 35 % un emploi dans Paris intramuros. Seules les grandes métropoles parviennent à gagner des points cette année, en passant sur la même période de 20 à 30 % des localisations souhaitées. 

Le télétravail va rentrer dans nos habitudes de vie après la criseLes jeunes souhaitent 1,5 jour maximum de télétravail, en deçà donc des 2 jours de télétravail préconisés par les croyances communes. L‘immeuble de bureau classique reste le lieu de travail idéal des jeunes, et ce localisé à proximité de leur domicile  84 % souhaitent moins de 45 minutes de transport pour se rendre sur le lieu de travail  et principalement dans des villes durables, où il fait bon vivre et respirer.