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Anne-Laure visite… la Samaritaine

Après 16 ans de fermeture, la Samaritaine a rouvert le mois dernier. Un coup d’envoi en grande pompe pour ce magasin parisien qui a attisé la curiosité du plus grand nombre…moi y compris !

Effet waouh garanti

Quelques jours après l’inauguration, fouler le sol de la Samaritaine se mérite ! C’est donc patiemment que j’attends pour pénétrer l’immense édifice enfin débarrassé de ses échafaudages – l’occasion d’admirer les flamboyantes façades Art nouveau. Autour de moi, des touristes, de jeunes aficionados du shopping, et des moins jeunes…probablement un peu nostalgiques.

Puis vient mon tour. Machinalement, mon regard est happé par la verrière, dont je découvre l’immense volume, et l’escalier en fer forgé travaillé et ponctué d’ornements dorés. C’est lumineux, majestueux… juste beau. La Samaritaine me laissait le souvenir d’un grand magasin défraîchi. Après s’être endormie pour 16 longues années, la belle se réveille plus magnifique que jamais. Une architecture qui n’a rien perdu de sa superbe – fresques, mosaïques et verrières sont magnifiées – pour un ensemble où la modernité flirte harmonieusement avec l’histoire.

 

 

Quelques pièces de designers ponctuent l’espace et me permettent de faire une pause, d’observer et m’imprégner de l’atmosphère de ce nouveau temple du chic parisien. Ici, passent devant moi des visiteurs de tout âge, dont d’élégantes dames, des hipsters et des journalistes. Ici, ça parle la langue de Shakespeare, de Molière et le chinois… Ces débuts pour la Samaritaine semblent assez représentatifs de ce que sera sa clientèle sur le long terme. Les flashs des appareils photo crépitent, les visites guidées s’enchaînent et les portraits des artisans qui ont redonné vie à l’édifice s’affichent sur les murs.

 

 

Destination shopping

Autour de moi, l’effervescence se ressent. C’est presque frénétiquement que les visiteurs foulent les pavés du grand magasin à la découverte des sélections de prêt-à-porter et de la multitude de services proposés. Personnellement, j’évolue et flâne d’étages en étages avec curiosité, telle une promenade.

 

 

Ode à Paris et à son élégance, la scénographie met en lumière les marques à travers les éléments emblématiques de la capitale – réverbères, étales de bouquinistes ou encore un chariot à glaces deviennent des écrins. Marques de luxe internationales ou plus confidentielles, c’est un réel plaisir… des yeux. Mais ça s’arrêtera là : les sélections aussi désirables soient-elles ne sont pas accessibles à toutes les bourses.

 

 

Fashion Lab très street style, personal shopper, article unique par taille, la Samaritaine déroule le tapis rouge à ses clients et n’a effectivement plus rien du bazar d’autrefois. Plus accessible, la « boutique de Loulou » propose une sélection de souvenirs très parisiens mais aussi très originaux. Tellement que la Parisienne que je suis était à deux doigts de se laisser tenter…

 

 

On ne déambule pas seulement à la Samaritaine pour humer les tendances fashion de la capitale française. Très discret, au département Beauté, un spa Cinq Monde pour se délasser est le bienvenu dans ce quartier qui n’en recense que trop peu. Il aurait été bien dommage de passer à côté.

Dans cette apologie du mode de vie à la française, les gourmands n’ont pas été oubliés et ce dès le rez-de chaussée avec Ernest, un restaurant/boulangerie bistronomique. Une petite faim ? Différents espaces de restauration rythment les allées. Mais le clou du spectacle se trouve au dernier étage. Baigné de lumière par l’immense coupole, ce niveau est entièrement dédié à la restauration gastronomique et à la mixologie, avec un bar à cocktails signés de Matthias Giroud (autrement appelé l‘Alchimiste). Prochainement, un rooftop ouvrira – ce qui sans nul doute offrira une vue époustouflante sur les toits de Paris et la Seine. Encore, une bonne occasion d’y revenir !

Si la qualité de la restauration a permis à cet édifice mythique de retrouver un nouveau souffle sans toutefois perdre son âme, l’offre de produits et services constitue autant de raisons de se rendre à la Samaritaine et d’y rester… un (long) moment !

 

Photos : © Anne-Laure Alazard