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Maison parisienne : pas tout à fait une galerie

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Maison parisienne fête ses 15 ans. L’occasion de découvrir ou de redécouvrir une galerie pas tout à fait comme les autres, car elle est nomade et met en valeur des pièces uniques entre design et art. Portes ouvertes…

Textile, bois, verre, métal, papier, paille, plumes… autant de matières que travaillent les 20 artistes représentés par Maison parisienne, une galerie qui n’est pas tout à fait une galerie. Une galerie nomade fondée en 2008 par Florence Guillier Bernard. L’idée ? « Recevoir des collectionneurs, architectes et décorateurs comme vous recevriez des invités chez vous, d’où le nom Maison parisienne, parce que le showroom se trouve à Paris », explique sa fondatrice. Elle organise des expositions dans des lieux d’exception tels que la Villa Empain, à Bruxelles, Ely House, à Londres, la chapelle Expiatoire et Artcurial, à Paris, et dans des salons prestigieux comme récemment Collect, à Londres, et le PAD, à Paris. « Vous êtes reçus non pas dans un “white tub”, mais sur rendez-vous », souligne-t-elle.

Son idée a été de partager sa vision contemporaine des savoir-faire d’exception et de promouvoir des créateurs – des « artistes de la matière » – qui, au travers de gestes ancestraux et de techniques innovantes, inventent un nouveau langage artistique, chacun autour d’une matière de prédilection. « Je travaillais dans de grands groupes de la parfumerie et de la cosmétique. Pour moi, il n’y avait rien de pire que de voir les mêmes produits à Moscou, Paris, New York ou Singapour », tel était son premier constat. Le second est qu’il existait en 2008 un clivage important en France entre l’art contemporain et l’artisanat d’art. « Je voulais permettre aux artisans d’art et créateurs de travailler en création et pas seulement en restauration. Leur apporter un écrin aussi à la hauteur de leurs ambitions », détaille Florence Guillier Bernard. 

C’était le point de départ. Quinze ans plus tard, après un très important travail de fond et de valorisation des métiers d’art français contemporains pour faire connaître et reconnaître ces artistes, les faire entrer dans les musées – Mobilier national, musée des Arts décoratifs, Victoria and Albert Museum, Chicago Art Institute –, c’est la consécration. Une exposition, en parallèle du PAD, a été organisée dans le Hall des Maréchaux, au musée des Arts décoratifs de Paris : « 15 ans, 15 artistes, 15 œuvres ». Dans un lieu unique, 15 pièces d’artistes aussi différents qu’Aude Franjou (lin), Julien Vermeulen (plumes), Valérie Jolly (papier), Gérald Vatrin (verre soufflé), Pierre Renart (bois), Lilian Daubisse (Carton ondulé), etc.

« Tous les matériaux sont intéressants dès lors qu’ils sont travaillés avec une technique et une vraie esthétique », souligne Florence Guillier Bernard. 

De gauche à droite : Pierre Renart, méridienne Wave, ziricote ; Aurélie Mathigot, Hommage à Calais, photographie rebrodée sur toile, laine et rafia ; Karen Gossart et Corentin Laval de l'Oseraie de l'Île, Ascension, osier. © Vincent Leroux
De gauche à droite : Aude Franjou, Embrassade en rouge opéra, lin teinté ; Simone Pheulpin, L'Intemporelle, coton brut et épingles ; Pierre Renart, méridienne Wave, ziricote ; Aurélie Mathigot, Hommage à Calais, photographie rebrodée sur toile, laine et rafia. © Vincent Leroux

Article issu du Business Immo Global 204.

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