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[VIDÉO] Quand Gecina rencontre l’art contemporain

Qui a dit qu’un chantier ne pouvait pas être artistique et « beau » ? Certainement pas Georges Rousse, qui a exposé en juin dernier une œuvre éphémère au sein de l’immeuble en construction Mondo. Cette anamorphose réalisée en quatre jours à travers des échafaudages est un symbole de lumière à l’intérieur d’un bâtiment tertiaire bientôt prêt à voir le jour…

Niché au cœur du 17e arrondissement de Paris, Mondo est un bâtiment de 30 000 m² qui accueillera, en plus du tertiaire, une multitude d’autres services à partir du 3e trimestre 2024. Un futur immeuble parisien iconique signé Gecina dans lequel le photographe plasticien Georges Rousse s’est invité le temps d’une anamorphose éphémère : « J’interviens la plupart du temps dans des lieux abandonnés qui vont être détruits, et que je transforme et photographie. La photo étant la mémoire du lieu tel qu’il est à mon arrivée et de mon installation. Ici, c’est un peu plus particulier, car c’est un bâtiment en construction. Ce qui m’a intéressé c’est cet échafaudage de l’atrium qui sert à construire les verrières et qui vient interférer avec le bâtiment en construction », explique l’artiste.

En effet, cette opération vise à transformer deux immeubles indépendants en un seul et unique actif tout en répondant aux exigences environnementales et de qualité de vie au travail. Ainsi, l’œuvre est située dans l’axe faisant la transition entre un bâtiment de bureaux anciennement occupé par CBRE et le nouvel actif de 5 000 m² acquis en 2017 par Gecina : « Ce qui me semble très intéressant dans cette œuvre, c’est de mettre de l’éphémère dans l’éphémère. Un chantier est un objet qui change au fur et à mesure, donc créer cette œuvre est une manière de faire entrer l’art dans notre immeuble », explique Romain Veber, directeur exécutif Investissement & Développement chez Gecina.

Une représentation de lumière que Georges Rousse a volontairement souhaité transmettre :  « En visitant le bâtiment, j’ai constaté que même s’il y avait de la lumière du jour, il manquait quand même de clarté. Donc j’ai dessiné un soleil installé à la fois sur l’architecture existante et sur des éléments de l’échafaudage », explique Georges Rousse. « L’image du cercle, dans cette architecture très orthogonale, c’est comme suggérer le mouvement en plus de la lumière, c’est comme une force qui va dilater toute l’architecture existante. »

La photographie NFT de son œuvre sera à retrouver à l’exposition « Paris Photo » au Grand Palais éphémère, du 9 au 12 novembre 2023.

 

Photo : © Gecina