La revue des nouveaux usages
et du pouvoir des lieux.

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Nouvelle vie pour le Dix Solférino

Photo à la Une : © Viguier architecture urbanisme paysage

Solférino s’apprête à tourner une toute nouvelle page de son histoire. Après les heures sombres – peu connues – du gouvernement de Vichy puis les heures de gloire du PS, Solfé prend la tangente de l’immobilier tertiaire sous la férule du propriétaire des lieux, Apsys, et de l’imagination de l’architecte Jean-Paul Viguier. Visite (très) privée d’un futur siège de bureaux iconique avant sa livraison en septembre 2021…

Comment construire le futur d’un lieu chargé d’histoire ? C’est à peu de choses près la question qu’ont dû se poser Maurice et Fabrice Bansay lorsqu’ils ont emporté le 10 rue de Solférino à la barbe et au nez de nombreux autres compétiteurs. Une question en forme de dissertation quasi philosophique à laquelle le couple architecte/investisseur a apporté trois éléments de réponses.

Le respect des lieux

Depuis les premières pierres de Manufaktura en Pologne, Maurice Bansay aime les lieux chargés d’histoire. Avec le 10 rue de Solférino, il est servi. Construit au XVIIIe siècle, ce théâtre de la vie mondaine, syndicale et politique française a connu plusieurs vies. Tour à tour demeure de grandes familles, siège de l’infamant ministère de l’Information et de la Propagande sous Vichy, il est resté dans l’imaginaire collectif comme le symbole de l’accession au pouvoir d’un certain François Mitterrand un beau jour de mai 1981. L’approche de l’agence Viguier architecture urbanisme paysage a été de « revenir à l’histoire pour mieux intervenir et sauvegarder un maximum d’authenticité ». Comme le souligne Jean-Paul Viguier : « Dans ces sites patrimoniaux, il ne s’agit pas de procéder à un quelconque “façadisme”, mais de combiner la rénovation et la mise en valeur du plus grand nombre possible d’éléments existants avec des apports contemporains. »

Un nouvel « art de travailler »

Avec ses 4 200 m2 de futurs bureaux et ses 700 m2 d’espaces végétalisés, ce nouvel opus tertiaire sera d’abord une rénovation haute couture pour les uns, sur mesure pour les autres avec une sublimation de ses volumes et de la lumière, une fluidité des parcours, une intelligence des espaces et une valorisation de l’extérieur. « Le Dix Solférino sera le prototype d’une nouvelle génération de bureaux, visant l’excellence en tous domaines, au service d’un nouvel art de travailler », promet Maurice Bansay, président fondateur d’Apsys. Le tout sous la vigilance des architectes des bâtiments de France confortés par une étude historique menée par le Groupe de recherche art, histoire, architecture, littérature (Grahal).

Un lab d’innovations

Pour séduire son futur utilisateur, l’hôtel particulier de la Rive Gauche n’a pas lésiné sur l’ambition ni les moyens. « Volontairement avant-gardiste en termes d’usages et de performances, le Dix Solférino proposera une collection d’espaces collaboratifs à forte valeur ajoutée pour stimuler l’intelligence collective et favoriser la qualité de vie au travail », explique Fabrice Bansay, directeur général d’Apsys. Work Café collaborateurs, Guests Lounge visiteurs, Business Center ainsi qu’une large palette de services déjà éprouvés seront ainsi proposés. Laboratoire des progrès tout à la fois thermiques, énergétiques, acoustiques, domotiques et environnementaux, le futur immeuble de bureaux mise sur les dernières technologies (isolants biosourcés, photovoltaïque, free cooling…) et brigue une triple certification (HQE Bâtiment durable Excellent, Breeam RFO Excellent, WELL Core and Shell Gold). Avec cette opération tertiaire emblématique, la foncière de développement confirme le virage entamé de la diversification urbaine.

 

photo extérieure : © Viguier architecture urbanisme paysage

Photos en intérieur : © Kreaction