La revue des nouveaux usages
et du pouvoir des lieux.

Haut

L’Arseg se penche sur le coût des postes de travail en 2019

Photo : © Adobe Stock/bongkarn

Connaissez-vous les Buzzy Ratios ? Ces indicateurs permettent d’établir des moyennes précises des prix de marché (coûts et consommation) des postes de travail en entreprise. Cela permet ensuite aux décideurs de faire ressortir les grandes tendances et d’analyser les évolutions possibles. L’Association des directeurs des environnements de travail (Arseg) a mené une étude portant sur l’ensemble des charges inhérentes à l’environnement de travail, basée sur plus de 140 sites tertiaires de tous secteurs d’activité et de toutes régions, représentant plus de 2,2 millions de m² et 120 000 postes de travail.

 

Parmi les résultats de l’étude, révélée par Workplace Magazine, le coût moyen est en baisse. Tous secteurs confondus, comptez 13 566 € (ou 764 €/m²) par an pour installer un salarié dans un bureau en France. Ce prix d’occupation d’un poste de travail, à références constantes, basé sur un périmètre de 22 catégories réparties en cinq rubriques (immobilier, exploitation technique, services et moyens, dont les voyages, et masse salariale de la direction environnement de travail) est en baisse depuis quelques années. Avec 10 077 € par poste installé (hors moyens et équipements), le coût global du poste de travail a en effet baissé sur cinq ans, tandis que l’inflation affichait 4,5 % sur cette période. Les disparités de coûts s’échelonnent jusqu’à 14 500 € par an dans une adresse de prestige à Paris, à 6 000 € en région pour un bâtiment standard.

 

Au niveau des postes de charges, la part des coûts d’occupation (loyers, taxes et assurances) reste prédominante, avec plus de 50 % du total. Le deuxième pôle de coût sont les fournitures de moyens et d’équipements – portés majoritairement par les déplacements (17,8 %) – qui pèsent pour plus de 26 % du coût moyen des bureaux. Concernant les charges de fonctionnement du bâtiment, les postes les plus onéreux sont l’énergie, la maintenance technique et la sécurité. L’Arseg observe que les utilisateurs ont globalement optimisé ces charges depuis quelques années, mais certains postes restent aléatoires et complexes.

 

La consommation moyenne du panel 2018 (énergies cumulées) s’élève, en énergie primaire, à 351 kWhEP/m² par an, ce qui correspond à la catégorie E du diagnostic de performance énergétique, mais constitue une baisse par rapport à 2017. Bien sûr, la typologie de l’immeuble, son âge et sa taille agissent sur sa performance. Malgré tout, l’influence de la réglementation verte se fait sentir sur la période 2000-2018, puisque les bâtiments consomment en moyenne 13 % de moins qu’un bâtiment type de bureaux.